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Nos heros

Un récit de la vie de
Rabbi Leib Sara’s
5490 — 4 Adar 5556
(1730 — 1796)
et de
Reb Yits’hak Eïzik Taub
“le Rabbi de Khaliv”
5404 — 7 Adar 5681
(1744 — 1821)

Rabbi Leib Sara’s est une figure légendaire du ‘Hassidisme, un de ces mystiques extraordinaires de l’époque du saint Baal Chem Tov.
C’était un éminent érudit, un Talmudiste brillant qui vivait en Russie et vouait son temps et son énergie à aider les Juifs pauvres qui vivaient près de lui.
Un jour, il apprit par Roua’h Hakodech (inspiration sainte) qu’une très haute Nechama (âme) était descendue sur terre mais vivait dans la misère, dans un petit village de Hongrie.
« Betsalel ! ». Rabbi Leib Sara’s appelait son cocher.

“il tendit les rênes à Rabbi Leib et il s’assoupit....”


« Oui, Rabbi ! » répondit le cocher.
« Prépare le carrosse et les chevaux ! Nous allons effectuer un long voyage ! »
Betsalel était un homme aimable, toujours prêt à rendre service mais il n’avait jamais eu l’occasion d’apprendre beaucoup la Torah. Il n’avait reçu qu’une éducation de base : il avait peine à lire dans le Sidour, le livre de prières. Cependant il était dévoué corps et âme au Tsadik, au Juste de sa ville : par expérience, il savait ce que signifiait « un long voyage » !
Bien vite tout fut prêt pour le voyage. Betsalel tint les rênes de l’attelage jusqu’à ce qu’ils atteignent les faubourgs de la ville puis il tendit les rênes à Rabbi Leib et il s’assoupit. Durant la nuit, il eut l’impression que les fermes et les villages volaient devant lui, mais c’était sans doute un rêve…
Juste avant l’aube, il entendit le Tsadik qui l’appelait : « Betsalel ! Réveille-toi ! C’est ton tour maintenant ! »
Il se réveilla, cligna des yeux avant de se mettre au travail : « Dans le prochain village, dit le Rabbi en désignant du doigt une maison en bois au toit en pente, nous trouverons une synagogue. Là, nous pourrons prier Chara’hit, la prière du matin ».
Après la prière, Rabbi Leib partit se promener dans la forêt voisine. Près d’une rivière, il entendit une voix douce qui chantait. En s’approchant, il découvrit un jeune garçon qui gardait des oies. Il portait une chemise usée et un pantalon en loques sur son corps frêle.
« Bonjour ! le salua Rabbi Leib, comment t’appelles-tu ? »
« Yits’hak Eïzik ! » répondit poliment le garçon.
« Habites-tu ici ? »
« Oui, dans le village » répondit-il en pointant du doigt les maisons au loin.
« Est-ce que ce sont tes oies ? »
« Non ! Ce sont celles de ma mère, je m’en occupe pour elle ».
« Et qu’en est-il de tes études ? Ne fréquentes-tu pas le ‘Héder, l’école juive ? » interrogea le vieil homme.
« Oui, j’allais au ‘Héder jusqu’à la mort de mon père. Oh ! Comme je voudrais pouvoir encore y aller ! Mais je dois travailler pour aider ma mère ! »
« Peut-être pourrais-je aller lui parler, dit Rabbi Leib. Amène-moi dans ta maison ! »
« C’est par là, répondit le garçon ; je voudrais bien vous y amener mais je dois rester avec les oies ! »
Suivant les renseignements donnés par l’enfant, Rabbi Leib trouva la cabane en ruines qui lui servait de maison et frappa à la porte.
La pauvre jeune femme qui lui ouvrit avala sa salive de surprise en apercevant cet homme au maintien aussi majestueux et saint dans son village.
« Excusez-moi, dit le Rabbi, je viens de rencontrer votre fils. Il semble vraiment être un très gentil garçon qui voudrait tant étudier la Torah. Désirez-vous qu’il reçoive une bonne éducation juive ? »
« Oh oui ! Combien je voudrais qu’il puisse continuer ses études ! répondit-elle en se tordant les mains. Mais que puis-je faire ? Nous avons à peine de quoi manger ! Je ne peux pas m’offrir les services d’un Melamed, d’un professeur pour mon fils ».
« Si vous m’accordez votre confiance, je vais m’occuper de votre fils afin qu’il étudie avec assiduité la Torah et qu’il devienne un véritable ‘Hassid, quelqu’un qui craint D.ieu et qui aspire à bien se conduire ».
La pauvre femme était ravie pour son fils car elle se rendait bien compte que, par elle-même, jamais elle ne parviendrait à lui payer une bonne éducation juive. De plus, Rabbi Leib lui remit une grosse somme d’argent afin qu’elle puisse rembourser ses dettes et trouver quelqu’un qui garderait les oies à la place de son fils. Puis Rabbi Leib emmena le jeune garçon dans le carrosse et Betsalel les amena à Nikolsburg.
En arrivant, ils se dirigèrent tout droit vers la maison de Rabbi Schmelke : « Je vous ai amené une Nechama très spéciale, dit Rabbi Leib en présentant le jeune homme. La source de son âme est le Hé’hal Haneguina, la source de toute mélodie dans les cieux. Je vous confie cet enfant afin qu’il reçoive la meilleure éducation juive possible ».
Le petit Yits’hak Eïzik se mit à étudier très sérieusement et, sous la conduite de Reb Schmelke, il devint un extraordinaire érudit en Torah et ‘Hassidout.
Comme Rabbi Leïb l’avait prédit, il avait un don pour le chant : il chantait toujours les mélodies qu’il avait inventées quand il s’occupait des oies dans la forêt mais il en avait maintenant changé les mots pour en faire de véritables prières pour Hachem.
Son chant préféré quand il était enfant était « La Forêt et la Rose » :
Forêt, oh forêt !
Comme tu es immense !

“Oh ! Comme je voudrais pouvoir encore aller au ‘Heder ! Mais je dois travailler pour aider ma mère !”


Rose, oh rose !
Comme tu es loin de moi !
Si seulement la forêt
N’était pas si vaste
La rose serait
Bien plus proche de moi !
Si quelqu’un pouvait me faire sortir de la forêt
Alors ensemble, ma rose,
Nous serions enfin réunis !

Maintenant, Yits’hak Eïzik avait changé les paroles :
Galout, oh Galout !
Comme tu es long !
Hachem, oh Hachem !
Comme Tu es loin de moi !
Si seulement le Galout
N’était pas si long
Alors Hachem serait
Si proche de moi !
Si seulement Machia’h nous sortait d’ici,

Alors ensemble
Avec Hachem, nous serions unis !

Qui était ce petit garçon ? Par la suite il devint connu comme un compositeur des plus belles mélodies ‘hassidiques qui étaient capables de refléter les sentiments d’amour envers Hachem du grand Tsadik, Rabbi Yits’hak Taub, le Rabbi de Khaliv.
Des années plus tard, quand il chantait cette mélodie, il mentionnait toujours avec gratitude Rabbi Leib Sara’s qui avait fourni tant d’efforts pour venir le découvrir et s’assurer qu’il reçoive une bonne éducation juive et ‘hassidique.
Souvent il se rendait dans les prairies pour écouter les chants des bergers ; il les rapportait chez lui et les transformait en poignantes mélodies qui exprimaient magnifiquement le profond désir du peuple juif d’être à nouveau réuni avec Hachem en Éretz Israël.
Il avait l’habitude d’expliquer que ces chants avaient des origines saintes mais qu’ils avaient été comme pris en captivité en exil, attendant depuis si longtemps d’être rachetés et repris à des gens ordinaires ou même vulgaires qui n’avaient aucune idée de la sainteté de leur origine.
Rabbi Yits’hak EÏzik avait le don de pouvoir racheter ces chants de leur exil… tout comme Machia’h nous prendra un jour tous par la main pour nous délivrer de cet exil, maintenant !

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